Urbex
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Reportage photo sur le chantier archéologique de Sainte Colombe où un superbe quartier antique se dévoile avec domus et mosaïques.
Responsable d’opération Benjamin CLEMENT pour la société Archeodunum.
Le brouillard et le Bugey, toute une histoire !
Et avec un rayon de soleil.
Ce dimanche soir, 7 mai 2017, dès 20h plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées place des Terreaux à Lyon pour exprimer leur non-acceptation des élections présidentielles.
Ces anticapitalistes, après être sortie de la nasse mise en place par la police, ont parcouru les rues de la Croix Rousse et des pentes jusqu’aux environs de minuit en fuyant les gazs lacrymo et en parsemant le chemin de messages politiques, tels que "Macron démission", "Ni Macron, ni Le Pen", "Anticapitalistes", "Siamo tutti antifascisti"...

Le Bugey a cet avantage (ou inconvénient selon les gouts et les jours...) d’être le lieu de magnifiques situations embrumées.
Durant la saison hivernale, le brouillard et la brume y sont roi et reine et créent des perspectives et jeux d’ombres avec le relief.



Voici un extrait du reportage réalisé sur l’expédition archéologique de cet été à la Chartreuse de Bertaud.
Le site est étudié par une petite équipe de sept personnes : archéologues, historien-ne-s, photographe, topographe, étudiant-e-s.
Un peu d’histoire
La chartreuse de Bertaud est le second établissement féminin de l’ordre semi-érémitique fondé en 1084 par saint Bruno dans le massif de la chartreuse. Après le transfert à l’ordre chartreux, dans les années 1140, du monastère de Prébayon (Vaucluse), Bertaud est la première fondation féminine ex-nihilo de l’ordre.
Elle est fondée en 1188 par Adélaïde, femme d’Arnaud III Flotte, et ses quatre fils. Le site lui-même n’est probablement pas occupé avant le début du XIIIe siècle après une première implantation, temporaire, peut-être plus bas dans la vallée. Les bâtiments liturgiques et conventuels de la chartreuse occupent le site dit « chapelle de la crotte », mais d’autres traces d’occupation sont également identifiables, notamment des dépendances agricoles à proximité, peut-être aux lieux-dits « les bertaud, la grangette » (les chartreuses se caractérisent souvent par une activité agro-pastorale organisée autour de grange de plaine et de grange d’alpage). La chartreuse, trop faiblement dotée, disparaitra en 1446-1448 suite à un incendie, la communauté des moniales se réfugiant à Gap, puis dans la Chartreuse de Durbon (Hautes-Alpes).
Les chartreuses féminines constituent un phénomène limité tant en terme d’effectif, treize fondations pour la chrétienté médiévale, que dans le temps, l’ordre mettant fin aux fondations féminines dès le milieu du XIVe siècle, soit deux siècles à peine après la première fondation. Elles constituent l’adaptation empirique d’un modèle semi-érémitique à des communautés féminines.
Association pour l’histoire et l’archéologie de la chartreuse de Bertaud - asso.ahacb@gmail.com
Je profite d’une session de prise de vue pour une étude archéologique du bâti pour réaliser un reportage un peu différent dans un couvent de religieuses. Ce couvent datant du 17ème siècle a été tellement rénové, réutilisé, transformé qu’il n’y a que certains oeils avertis qui reconnaitront tous ses éléments d’origine.
Cette série est pour moi l’occasion de mettre en valeur ce mélange des genres, des histoires, cette invisibilité d’un patrimoine. C’est le genre de lieu où l’on se promène avec l’impression d’être un explorateur. Et j’ai eu l’avantage d’avoir accès aux petites anecdotes et histoires du lieu en direct.
Ce 1er mai, je rejoins la manifestation sous la pluie et le froid sur le boulevard de Saxe. Je vois toute de suite que le défilé ne sera pas le même que tous les ans : six camions de CRS précèdent le cortège... Et encore plus à l’arrière !
Et en effet le cortège de la CGT se fera rapidement doublé par un groupe de manifestants motivés et dont la contestation contre la loi Travail ne leur est certainement pas étrangère, ainsi que la répression de la manifestation du jeudi 28 avril. Je remarque leur banderole bien visible en vert qui reprend un "cri de guerre" que j’ai déjà entendu dans les précédentes manifestations : "Faites du Zbeul". Ils ont tenu leur promesse (zbeul=brodel) : le groupe est ainsi parti vers le théâtre des Célestins où les intermittents du spectacle se sont fait explusés durant le défilé... Je sens autour de moi la tentative de réoccupation avec la pression de dizaine de personnes devant la seule porte ouverte durant quelques instants, en vain.
Après une prise de parole de la part des intermittents, un cortège de plusieurs centaines de personnes part en manifestation sauvage et traverse la rue Mercière à coup de "tout le monde déteste les bourgeois" pour rejoindre le repas de Radio Canut, place Sathonay.
La magie du printemps à la campagne.
Avoir toujours son appareil photo sur soi a l’intêret de pouvoir s’arrêter un peu quand on veut pour capturer ce genre d’instant non préparé et magique.


Voici deux diptyques provenant d’une série photo arrivant sous peu d’un chantier de rénovation d’un ancien couvent de visitandines.
En me baladant dans le bâtiment, ces traits de bombe fluo attirent régulièrement mon regard et créent un contraste intriguant avec les lieux.
La meilleure des surprises arrive lors de ma sélection photo lorsque je me rends compte que la ligne se suit de manière parfaite sur ces deux paires de photos que j’avais gardé. Non, non je n’ai même pas recadré ! C’est ce qu’on appelle un boulot parfait !

