Noix à la campagne

Depuis quelque temps je m’oblige à prendre des photos en dehors des sessions propres de prise de vue.
Contrairement à la plupart des photographes (ou à l’image que l’on en a), je suis loin de shooter en permanence autour de moi. Au contraire, c’est un exercice difficile pour moi que de prendre le temps d’appuyer sur le déclencheur lorsque je fais autre chose (et peu importe l’activité) : je réalise des centaines d’images dans ma tête sans les prendre concrètement et lorsque je commence à prendre des photos je pourrais ne plus m’arrêter.
Je n’ai notamment presque aucune photo de mes vacances, trop prise dans les ballades, rencontres, visites,... pour stopper l’action un instant. Il y aussi la peur (souvent justifiée) que l’appareil photo change le déroulement de l’action : une discussion qui s’arrête, une émotion qui s’envole... et le sentiment de devenir l’observatrice et de ne plus faire partie de ce qui se déroule.

Ayant quelques regrets de manquer toutes ces images que je perçois sans faire et de ne pas avoir tous ces souvenirs, en avant pour de nouveaux horizons !

Jeudi, journée ramassage de noix...
Une belle journée s’annonce et la lumière sous les noyers reste diffuse avec quelques rayons de soleil qui se faufilent au milieu des branches.
Les fesses en l’air et les mains dans la terre, il faut avancer à croupetons. Le temps passe vite, car ramassage de noix rime avec blagues et rigolades ! Vin et ravioles participent à la bonne humeur, mais entrainent facilement vers la tentation de la sieste au soleil.

Vous pourrez donc observer les positions très confortables qu’il faut savoir adopter et noter que la quantité de sacs pleins n’est pas entièrement affichée ici !

... et travaux de force !

J’en suis quitte pour de méga courbatures et de belles photos.